Le chrétien n’a jamais peur de l’avenir

Partage de Monique Graessel, Communautaire.

En cette première semaine du Temps de l’Avent, je voudrais partager avec vous une méditation du cardinal Etchegaray, parue sur « Magnificat », pour le jour du 1 décembre.

Ce matin avant de prier j’ai lu cette méditation, et elle m’a saisie dans une grande espérance. Je suis heureuse de la partager avec le plus grand nombre tellement elle peut nous rejoindre en ce début d’Avent.

« Jésus Christ, vrai Dieu et vrai homme », est la profondeur de ma vie. Plus j’y pense et plus une telle évidence devient en moi une découverte concrète, une vive espérance.

Jésus Christ n’est pas une présence ajoutée, quelqu’un à aimer plus que les autres, en dehors des autres. Sans lui je reste confinée à la surface des autres et de moi même. Sans lui, tout deviendrait insignifiant. Sans lui, je ne pourrais pas relever tous les défis de ce monde.

Si je devais définir notre époque, je le ferais justement avec ce mot, « défi ». C’est certainement le mot le plus utilisé dans le monde moderne. Aujourd’hui, tout est perçu comme un défi, et cela exprime bien la précarité, l’incertitude et finalement l’angoisse de l’être humain qui se sent provoqué, menacé et parfois directement agressé. L’homme a toujours ressenti l’appel du futur, mais il en a désormais comme une obsession.

Je ne sais pas si vous avez remarqué qu’au début de chaque année liturgique, l’Avent commence par un récit de la fin des temps. Le chrétien homme de l’Avent, est tenu de lire le grand livre de l’histoire en commençant par la fin. C’est la raison pour laquelle le chrétien n’a jamais peur de l’avenir, parce que l’avenir lui apparaît magnétisé par le poids du salut déjà acquis, aimanté par un temps déjà racheté dans le sang du Christ.

Cardinal Roger Etchegaray (dans « Qu’ai-je fait du Christ ? », Parole et Silence, 2015)

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Un avis sur « Le chrétien n’a jamais peur de l’avenir »

  1. « Jésus est la profondeur de ma vie ». Ces mots m’ont retourné le cœur, ils disent exactement le désir que j’avais lorsqu’étudiante je me questionnais sur mes choix et orientations : je voulais tant une vie qui aie du goût, de la densité, peu m’importait la forme que cela prendrait, je n’avais qu’une crainte : celle d’avoir une « petite » vie… Vivre avec Jésus, de Jésus, en Jésus donne, est cette profondeur, cette densité, ce goût, et de plus en plus.
    Quelle joie profonde que de le réaliser davantage, que de réaliser que le Seigneur a répondu à mon désir, et quelle joie par avance pour ce qui va encore advenir !

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