Le terrain de Kparioh


Pour rester dans des coûts accessible à la population togolaise, le centre médical cherche des sources de financement pérennes. Aux portes de Sokodé, nous développons un projet agricole sur le terrain de Kparioh. Anacardiers, tecks, agrumes, reforestation… Autant de projets déjà en cours de développement.

Vue aérienne du terrain de Kparioh
La noix de cajou, et le faux-fruit qui le surmonte.

Le Terrain de Kparioh

À 7 km de Sokodé, la Communauté du Puits de Jacob exploite 17 ha de terrain agricole. Plusieurs projets sont en voie d’aboutissement, avec l’objectif, à terme, de générer du revenu pour la mission de la Communauté qui vit encore en partie des subsides de l’Europe.

Les anacardiers

Sur un peu plus de 4 ha, la Communauté a planté des anacardiers. Cet arbre fruitier produit la noix de cajou, si appréciée à l’apéritif. L’Inde et le Brésil sont les poids lourds de la production mondiale, mais l’Afrique a sa carte à jouer sur ce marché, d’autant qu’une usine de transformation est déjà en place près de Sokodé. Une filière certifiée Agriculture Biologique est naissante, avec une logistique déjà en place pour livrer l’Europe et les États-Unis. La plantation a commencé à l’été 2019, puis à l’été 2020. L’été 2021 a permis de consolider l’ensemble et de commencer l’élagage des premiers arbres. Le retour sur investissement est estimé à 8 ans.

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Entre l’achat des plants, les travaux de mise en place, la fumure, et le suivi, le budget est de 1,6 M FCFA, soit environ 2 400 € pour 4 ha sur les deux premières années. L’entretien jusqu’à la première production en 2023 coûtera 600 €/ an.

Les tecks

Dans un pays où la déforestation pose un réel problème de développement durable, l’ensemble de nos plantations se font en tenant compte de l’environnement local, fidèles à notre intérêt pour une écologie intégrale : maintien des arbres isolés et des zones refuge pour la faune locale, sensibilisation pour l’arrêt des brûlis, préservation des « boiseries » existantes. Comme Colbert en son temps, nous pensons qu’il est plus urgent de planter que de couper : car faute de plantations, l’industrie de la construction locale consomme les forêts naturelles à grande vitesse.

Dès 2019, puis plus encore en 2020, nous avons planté 2 ha de tecks et tecks indiens, soit environ Dès 2019, puis plus encore en 2020, nous avons planté 2 ha de tecks et tecks indiens, soit environ 400 arbres. De quoi assurer dès 2026 ans quelques milliers de perches pour les charpentes et échafaudages locaux, 5 ans plus tard quelques centaines de bastaing pour les menuisiers, et vers 2045 de belles billes de bois noble valorisables en local ou à l’export. Retour sur investissement : 9 ans.

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Chaque arbre que nous plantons permettra de fournir l’industrie et l’anergie locale dans les 25 prochaines années, et de sauver un arbre des dernières forêts primaires togolaises. L’entretien (et l’élargissement, si Dieu le veut) de ce parc (taille, fauche, entretien des pare-feux, élagage…) nous coûtent pour le moment près de 500 €/an.

Un menuisier Sokodé, février 2020.
Chaque teck planté, c’est dans 30 ans
un arbre de forêt primaire sauvé!
Une jeune pousse de faux-campêcher. Une haie vive sur 1700m dissuadera le bétail, limitera l’érosion et favorisera la biodiversité.

La clôture

Notre principal ennemi dans cette épopée agricole : le feu. Tous les ans, comme partout en Afrique intertropicale, les feux de brousse font rage, de novembre à mars. Ils sont le fait des cultivateurs eux-mêmes, mais plus souvent des éleveurs peuls qui cherchent à faire repousser l’herbe fraîche pour leurs troupeaux. Second ennemi : les troupeaux eux-mêmes, vaches et chèvres principalement. 

Pour se prémunir de ces deux fléaux, nous entreprenons depuis juillet 2021 la construction d’une clôture basse qui permettra d’arrêter les feux et le bétail. D’ici la fin de l’année, et seulement grâce au soutien que vous nous avez déjà accordé, nous aurons clôturé les 1 700 m de périmètre et nous pourrons sereinement continuer le développement de l’exploitation agricole.

Le futur

Dans les projets en cours, il y a aussi l’implantation de plus d’un hectare de régénération naturelle : En collaboration avec les autorités locales (le ministère des forêts et de l’environnement), nous avons implanté plus de 400 arbres forestiers, des espèces nobles (Khaya senegalensis, Senna siamea, Acacia auriculoformis, Afelia africana,  Ceiba pentandra, Garcinia sp., etc.). Dans 50 ans, grâce à notre parc clos de murs, cet espace redeviendra une forêt semblable à ce qui existait dans l’antique Togo. Une expérience d’écologie expérimentale, en quelque sorte.

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Pour faciliter les opérations d’arrosage en saison sèche, nous envisageons de construire un petit château d’eau que l’on remplirait le jour avec une pompe solaire. Cela permettrait d’irriguer le potager, les agrumes, et pourquoi pas d’installer l’eau courante dans la maison du gardien.

Un arbre de Khaya
Défrichage du terrain lors d’un « samedi de Kparioh »

Les samedis de Kparioh

Tout ce terrain (17 ha) nous occupe beaucoup. Un volontaire est présent pour coordonner les opérations, et plusieurs fois par an, nous organisons un « samedi de Kparioh » (sur le modèle des « jeudis et samedis Thum« ) au cours duquel les amis et les proches de la Communauté viennent mettre la main à la pâte, qui pour les plantations, qui pour l’élagage, qui pour l’entretien des pare-feu ou le sarclage des cultures. Une façon aussi de se rappeler qu’au delà de nos soucis quotidiens, nous travaillons d’abord en fraternité pour la gloire de Dieu et le salut du monde.

Si vous le souhaitez, vous pouvez soutenir les projets de la Communauté à Kparioh par un don. Merci pour votre soutien !

Creusement d’un puit à Kparioh

A ce propos, voir le témoignage du père Bertrand Lepesant : « L’eau jaillie du rocher »


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