Portrait de communautaire: Karine

Karine Dewitz est communautaire du Puits de Jacob. Elle est en charge de plusieurs activités dont l’organisation du « Parc Fraternel ».

Je m’appelle Karine Dewitz, j’ai 50 ans, je viens d’une famille « d’intellectuels de gauche » non croyants. Je suis infirmière puéricultrice et travaille à l’hôpital de Hautepierre comme infirmière « volante » remplaçant dans tous les services de pédiatrie selon les besoins.
      Quand j’étais petite je croyais déjà en Jésus, on ne sait pas d’où cela venait, mes parents étant ouverts m’ont offert une Bible pour enfant et le soir papa me lisait l’histoire de Jésus au lieu d’autres lectures plus enfantines. Quand j’ai eu 10 ans je voulais tellement plus que maman m’a conduite auprès du pasteur de notre ville et lui a demandé de s’occuper de moi. J’ai suivi toute la catéchèse avec avidité et au bout de 3 ans j’ai reçu le baptême dans l’église réformée. Une fois adulte j’ai choisi en conscience l’Église catholique car je croyais en la Présence réelle de Jésus Eucharistie.

Avec les autres communautaires
Lieu de travail: le service de réanimation pédiatrique de l’hôpital d’Hautepierre à Strasbourg

Avec Claire, au Parc Fraternel
A Sokodé, au Togo

Comment et quand j’ai rencontré la communauté?
      Il y a 25 ans je travaillais en réanimation néonatale au CHU, j’avais déjà un peu d’ancienneté quand une nouvelle puéricultrice est arrivée : Virginie. J’ai eu un peu à travailler avec elle mais on ne peut pas dire que nous nous connaissions. Un jour elle m’a prise à part et m’a dit: « je connais une Communauté, ils donnent une session pour les professionnels de la santé cela te ferait le plus grand bien ! ». D’abord sidérée par son audace j’ai tenté de fuir, elle a insisté, j’avais de bonnes raisons de résister mais elle a eu raison de mes essais de marchandage et je suis venue à la Thumenau vivre avec elle une session qui a changé mon rapport à la souffrance de l’autre.

Pourquoi ai-je choisi de devenir communautaire/allié?
      Je suis devenue alliée tout de suite après la session en 1997 tellement je sentais qu’il y avait là un élan de Vie capable de balayer bien des ténèbres.
      Et communautaire en 1999 après un solide discernement Ignatien car l’évidence première et immédiate que j’avais eu en 1997 se confirmait, c’est dans cette Communauté que Jésus m’appelle à vivre ma consécration et à y donner toute ma vie.

Une ou plusieurs missions dont je suis chargé?
      J’ai vécu plus de 10 ans à Sokodé, j’ai été dans l’équipe qui a construit et ouvert le centre médical dans lequel j’ai exercé. Aujourd’hui, à la Thumenau, je suis responsable du parc de la Thumenau, aux Eucharisties des familles je suis à l’accueil des enfants et je fais partie du réseau santé de la Communauté.

Des sujets qui me tiennent à cœur? Le prendre soin, de l’homme et de toute la création; la vie mystique; l’éthique médicale; l’écologie.

Des anecdotes / des aperçus de vie communautaire?
      Une de mes plus grande joie a été une scène où Yann, un petit enfant de 2 ans, venait vers Bernard [le père Bernard Bastian, communautaire] pour prendre soin de lui. Je crois profondément que le tout petit en croissance peut venir au secours du plus grand lui même diminué par le handicap.

Des souhaits? Des rêves?
      Que la Thumenau devienne de plus en plus un lieu d’incarnation de la Parole où chacun aurait sa place. Des bébés aux aînés, de ceux qui sont en pleine forme à ceux qui sont épuisés, des célibataires et des familles, des professionnels dans le monde et des permanents de la Communauté… et que tous dans la joie nous puissions ensemble aussi bien travailler que nous reposer en rendant grâce à Dieu.

Yann et Bernard

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