Des fleuves d’eau vive


La pentecôte et après ? En cloture de ce parcours, le P. Bernard Bro nous parle de ce que la Pentecôte rend possible : pouvoir expérimenter la joie de la guérison, ici-bas.

Image: Jésus guérit un aveugle, Mosaïque du 5e siècle.
Basilique Saint-Apollinaire-le-Neuf, Ravenne (Italie)



Si tu as goûté l’eau vive, désormais lorsque tu lis le récit d’un miracle tu fais toi-même l’expérience d’être aveugle spirituellement, et puis de voir et de croire réellement.

Tant que les disciples n’avaient pas fait cette expérience, que voulait dire pour eux la guérison de l’aveugle-né ? Sinon que Jésus guérissait un aveugle, événement spectaculaire, exceptionnel, éventuellement digne d’intérêt pour la publicité.

On a beau prévenir et rappeler que les Evangiles ne relèvent pas de la prestidigitation, le risque est toujours là de se méprendre. On ne sait pas ce que signifie une « guérison » tant qu’on n’admet pas d’avoir soi-même à être guéri, tant qu’on n’a pas découvert qu’avant d’être saisi par la vie de Dieu on est dramatiquement plus aveugle encore que celui de Jéricho.

Tant qu’on n’a pas pressenti et accepté cette entrée dans la foi qui est une Pentecôte actuelle pour chacun de nous, on ne peut pas comprendre ce qu’est la guérison de l’aveugle-né, condition même du genre humain.

« Lequel est le plus facile de dire : Lève-toi et marche, ou de dire : Tes péchés te sont remis. » Celui qui refuse de se savoir ligoté et paralytique et infirme reste dans l’état des apôtres avant la Pentecôte. Lorsque les pécheurs se savent aimés et qu’ils ressuscitent, alors la boucle est achevée. Après la Pentecôte, ils ont compris en bondissant de joie, comme le paralytique miraculé, de quelles chaînes ils étaient libérés.

Quel bonheur pour les apôtres lorsqu’ils se sont rappelé plus tard l’enfant prodigue, la brebis égarée, la femme pécheresse, la multiplication des pains, la pêche miraculeuse, la mère de Naïm … Quelle libération ! Quel bonheur inattendu ! la joie du paralysé de la Belle-Porte se mettant à danser dans le Temple, les apôtres l’ont expérimentée ici-bas.

Avant la Pentecôte, l’aveugle-né
ce n’était pas eux, ce n’était pas nous.
Après, c’est moi.
C’est la seule différence.

Bernard Bro, « Peut-on éviter Jésus christ ? »
Editions de Fallois 1995


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