Le Seigneur est le rempart de ma vie, devant qui tremblerais-je ?

Un partage de Monique Graessel, Communautaire

Nous voilà déjà arrivés à la quatrième semaine de Carême, introduite par le dimanche dit de la Joie. Dans les méditations de ces jours, qui pour moi sont toujours au croisement de la lecture assidue de la Parole de Dieu, et les événements petits et grands qui jalonnent le quotidien, j’éprouvais en moi, davantage un sentiment de gravité, plus encore d’impuissance. La guerre en Ukraine, occupe le devant de la scène, de mes pensées, l’entêtement du président russe, me glace.  La prière quotidienne de tant d’hommes et de femmes à travers le monde toutes confessions confondues semble avoir si peu d’impact.

Néanmoins je garde confiance, car « le Seigneur est ma lumière et mon salut de qui aurais je crainte, le Seigneur est le rempart de ma vie devant qui tremblerais-je ? «   (Ps 27,1). 

Mon coeur a frémi lorsque lors de l’Eucharistie de vendredi, à plusieurs voix avec le P. Bernard nous avons prié avec ferveur la prière du Pape consacrant l’Ukraine et la Russie au coeur immaculé de Marie (cette prière peut être lue ici ; voir aussi le dernier enseignement du P. Bernard Bastian avec une introduction à cette prière). Depuis cette longue prière pétrie de tant de foi, d’espérance, de réalisme d’incarnation, voire de vigueur me revient comme fond d’écran de mes pensées et j’attends fermement son accomplissement. Je l’attends non pas  passivement mais activement, en tentant au fil des jours et à l’écoute de la Parole de saisir, ce qui en moi a besoin de conversion. Par exemple hier en marchant je repassais en moi cette scène du pharisien et du publicain (Lc 18,9-14) et je demandais au Seigneur de guérir en moi, ce qui reste de racine orgueilleuse et peut nuire à la communion avec les frères et soeurs et d’y implanter son humilité. Courage car il y a de la joie pour un seul pécheur qui se convertit nous dit Jésus (Lc 15,10). La paix que nous désirons tous en ces temps , appelle chacun de nous à sa responsabilité et celle ci exige de nous une conversion radicale à Celui qui n’est qu’amour.

Monique Graessel


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