« Répands l’amour en nos cœurs »


Dans le cadre de notre parcours vers la Pentecôte, « Désirer le Saint-Esprit », nous vous proposons chaque semaine un verset, un texte et une piste de méditation. Aujourd’hui : passer de l’amour de soi à l’amour de Dieu et de l’autre.

« L’Amour de Dieu a été répandu dans nos cœurs par le Saint Esprit qui nous fut donné »

Rm 5, 5

L’Esprit Saint nous fait passer de l’amour de nous-même à l’amour de Dieu et des autres. L’amour est la loi nouvelle du chrétien : passage de l’ancienne alliance, celle du Sinaï écrite sur des tables de pierre, à la nouvelle alliance, celle de la Pentecôte écrite sur nos cœurs :

« Une lettre du Christ (..), écrite non avec de l’encre, mais avec l’Esprit du Dieu vivant, non sur des tables de pierre, mais sur des tables de chair, sur vos cœurs »

2 Co 3, 3

En répandant l’amour dans les cœurs, c’est-à-dire une capacité nouvelle d’aimer Dieu et les frères, l’Esprit Saint libère de la prison de l’égoïsme, de l’amour propre.


Lecture spirituelle


« L’orgueil est l’amour et le désir de notre propre excellence.
C’est de tous nos vices, le plus caché, le plus enraciné, celui dont les occasions sont fréquentes […]

Nous sommes naturellement toujours disposés à nous laisser charmer par l’éclat de l’honneur, de l’applaudissement et de l’estime des hommes, et par les attraits du plaisir et de la satisfaction de nos sens, parce que nous ne donnons à la grâce que fort peu d’emprise sur notre esprit. C’est pour la même raison que, si l’on dit un mot de nos défauts nous ne pouvons le supporter. Il excitera dans notre cœur trente mouvements de colère, de chagrin, d’amertume, d’impatience.

Étrange injustice du cœur humain ! Dieu nous a pardonné une infinité de péchés véniels et, quand nous les avons confessés, parmi tant de rechutes, Il nous a donné des consolations intérieures pour gage et pour marque de notre réconciliation. Et cependant nous ne pouvons oublier une parole désobligeante qu’on nous aura dite, une légère offense qu’on nous aura faite. Nous en conservons toujours le souvenir et nous n’attendons que l’occasion d’en marquer notre mécontentement.

Cela vient de la folle estime et du faux amour que nous avons pour nous même. Nous considérons plus nos intérêts que ceux de Dieu ; l’orgueil nous aveugle. »

Un texte de Louis Lallemant, sj (1588-1535), tiré de la Doctrine spirituelle, ed. DDB 2014, pp. 122 et 123



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