L’espérance ne déçoit pas


Des paroles fortes du Pape François pour accueillir l’espérance sûre que donne la foi, et en être canaux pour le monde…


En effet, la paix que nous offre et nous garantit le Seigneur ne doit pas être entendue comme l’absence de préoccupations, de déceptions, de manquements, de motifs de souffrance. S’il en était ainsi, dans le cas où nous réussissions à être en paix, ce moment finirait bientôt et nous tomberions inévitablement dans le désespoir.

La paix qui jaillit de la foi est au contraire un don : c’est la grâce de faire l’expérience que Dieu nous aime et est toujours proche de nous, ne nous laisse pas seuls ne serait-ce qu’un instant de notre vie. Et cela, comme l’affirme l’apôtre, engendre la patience, parce que nous savons que, même dans les moments les plus difficiles et bouleversants, la miséricorde et la bonté du Seigneur sont plus grandes que toute chose et rien ne nous arrachera de ses mains et de la communion avec Lui.

Voilà donc pourquoi l’espérance chrétienne est solide, voilà pourquoi elle ne déçoit pas.

Elle ne déçoit jamais. L’espérance ne déçoit pas ! Elle n’est pas fondée sur ce que nous pouvons faire ou être, ni sur ce en quoi nous pouvons croire. Son fondement, c’est-à-dire le fondement de l’espérance chrétienne, est ce qu’il peut y avoir de plus fidèle et de plus sûr, c’est-à-dire l’amour que Dieu lui-même nourrit pour chacun de nous. Il est facile de dire : Dieu nous aime. Nous le disons tous. Mais pensez un peu : chacun de nous est-il capable de dire : je suis sûr que Dieu m’aime? Il n’est pas si facile de le dire. Mais cela est vrai.

C’est un bon exercice, que de se dire à soi-même : Dieu m’aime. C’est la racine de notre sécurité, la racine de l’espérance.

Et le Seigneur a déversé avec abondance dans nos cœurs l’Esprit —qui est l’amour de Dieu— comme artisan, comme garant, précisément afin de pouvoir alimenter en nous la foi et maintenir vivante cette espérance. Et cette sécurité : Dieu m’aime. « Mais en ce moment difficile ? » — Dieu m’aime. « Et moi, qui ai fait cette chose laide et mauvaise ? » — Dieu m’aime. Personne ne peut nous ôter cette sécurité.

Et nous devons le répéter comme une prière : Dieu m’aime. Je suis sûr que Dieu m’aime. Je suis sûr que Dieu m’aime.

A présent, nous comprenons pourquoi l’apôtre Paul nous exhorte à nous vanter toujours de tout cela. Je me vante de l’amour de Dieu parce qu’il m’aime. L’espérance qui nous a été donnée ne nous sépare pas des autres, et ne nous conduit pas non plus à les discréditer ou à les marginaliser. Il s’agit en revanche d’un don extraordinaire, dont nous sommes appelés à devenir les « canaux », avec humilité et simplicité, pour tous. Et alors, notre gloire la plus grande sera d’avoir comme Père un Dieu qui ne fait pas de préférences, qui n’exclut personne, mais qui ouvre sa maison à tous les êtres humains, à partir des derniers et de ceux qui sont loin, afin que, en tant que ses fils, nous apprenions à nous réconforter et à nous soutenir les uns les autres. Et n’oubliez pas : l’espérance ne déçoit pas.

Pape François
Audience générale du 15 février 2017



A lire aussi

L’espérance : un don et une tâche

Pour le parcours « C’est sûr et certain Je viens ! », nous vous proposons une lecture spirituelle du Pape François, tirée de La foi…

Partager notre joug

De semaine en semaine, chaque communautaire de la Thumenau anime les offices du jour à tour de rôle. Pour le parcours « C’est…

Laisser un commentaire

En savoir plus sur Communauté du Puits de Jacob

Abonnez-vous pour poursuivre la lecture et avoir accès à l’ensemble des archives.

Poursuivre la lecture